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Politiques et Management Public

0758-1726
 

 ARTICLE VOL 31/4 - 2014  - pp.385-391
TITRE
Les Chiffres – Le Moi, transparence radicale et gouvernementalité transnationale

RÉSUMÉ

La présence et le rôle des chiffres ne sont, en soi, pas des phénomènes nouveaux. Les chiffres et les infrastructures de calculs qui les produisent, sont depuis longtemps déjà des outils importants de la décision et de l’action pour les entreprises privées comme pour l’administration publique. En préparant cette allocution d’introduction et en réfléchissant au thème de cette conférence – « Les Politiques du Chiffre » - je me suis donc demandé si je pouvais vraiment contribuer de manière originale aux discussions autour de ces questions ! À la réflexion, j’ai choisi de concentrer mon regard sur trois points, qui m’interpellent depuis longtemps, et méritent, je pense, un traitement plus approfondi : tout d’abord, l’importance et la portée toujours croissante des chiffres, sous forme d’indicateurs quantifiés et de pra - tiques de calculs qui est manifeste dans notre quotidien, dans notre intimité aussi bien que dans notre vie professionnelle, n’est pas sans conséquences sur la constitution de notre identité individuelle. Ensuite, l’obsession de transparence (radicale) est, chaque jour un peu plus, associée aux processus de quantification par les indicateurs chiffrés. Cette remarque renvoie notamment aux mécanismes permettant de produire, de rendre lisibles et visibles les chiffres à partir de données plus complexes et tacites. Enfin, un phénomène de dépassement du cadre national (transnationalisation) est à l’œuvre. Alors qu’historiquement les chiffres étaient mobilisés et produits par des entreprises et des administrations nationales au service d’enjeux de gouvernement local, ils sont désormais de plus en plus produits au sein de centres de calculs dispersés, pour reprendre un concept popularisé par Bruno Latour (Latour, 1996). Ces derniers sont souvent des lieux distincts des États ou des entreprises et, de fait, leurs pratiques et leurs logiques souvent transnationales s’imposent à ces entreprises et à ces États, indépendamment de leur localisation géographique ou de leur compétence.



AUTEUR(S)
Marie-Laure DJELIC

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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