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Politiques et Management Public

0758-1726
 

 ARTICLE VOL 31/4 - 2014  - pp.367-368
TITRE
Les politiques du chiffre Entre « managérialisation » du politique et politisation du management

RÉSUMÉ

La multiplication des chiffres et le développement de leur rôle dans le fonctionnement des sociétés contemporaines semblent aujourd’hui une évidence et ceci tant du point de vue de la description des états de choses que, de plus en plus, du point de vue de leur évaluation. À titre d’illustration, il suffit de se pencher sur l’actualité récente relative au rôle des agences de notations, des organismes privés dont les évaluations structurent le marché des dettes. Le caractère déterminant de leur influence se manifeste de plusieurs façons : elles ont tout d’abord contribué à la crise du marché des prêts hypothécaires des subprimes en maintenant la note « triple A » à des produits structurés pourtant risqués ainsi qu’à des établissements financiers engagés dans des investissements qui devaient se révéler peu raisonnables. Elles influent ensuite indirectement sur les politiques écono - miques et sociales des États Nations en créant les conditions de possibilité d’une sanction de la note souveraine en cas de non respect de certains niveaux de ratios ou d’indices. La nouveauté ne tient pas tant à l’importance et à la disponibilité des chiffres dans la vie des administrations publiques et privées qu’au fait que désormais, avec le développement de l’impératif de transparence, ces chiffres circulent librement dans l’espace public, échappant ainsi aux restrictions liées au principe de confidentialité des affaires et du secret administratif. Toute une sémantique s’est développée dans la vie des organisations et des sociétés, qui fait peser le sentiment d‘une véritable tyrannie de la mesure : notes, indicateurs de performance, ratios, cotations, indices voire sondages d’opinion. Les indicateurs chiffrés ont désormais un statut prédominant dans les activités modernes de production, aussi bien dans le secteur privé que dans la sphère publique. Cette irruption des indicateurs chiffrés dans l’espace public remet en cause les distinctions constitutives de l’ordre social comme de l’ordre des savoirs sur la société : la séparation du public et du privé ; du local et du global ; du qualitatif et du quantitatif ; du politique (politics) et des politiques (policies) ; du management et des politiques publiques, ainsi que les frontières des champs disciplinaires, est ainsi remise en mouvement.



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Français

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