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Politiques et Management Public

0758-1726
 

 ARTICLE VOL 29/3 - 2012  - pp.519-539  - doi:10.3166/pmp.29.519-539
TITRE
Le gouvernement d’une université face aux « Initiatives d’Excellence » : réactivité et micro-résistances

RÉSUMÉ

Les théories néo-institutionnalistes ont montré que les organisations répondaient fréquemment aux changements institutionnels en adaptant leurs structures formelles sans modifier leurs pratiques réelles. Les universités, du fait de leurs caractéristiques organisationnelles, ont une capacité particulière à réaliser ces découplages. L’étude de cas présentée porte sur la réponse d’une université française au dispositif des « initiatives d’excellence » lancé dans le cadre du Grand Emprunt (ou « investissements d’avenir »). Contrairement à l’hypothèse institutionnaliste, les dirigeants de l’établissement font preuve d’une grande réactivité face aux attentes des autorités de tutelle, ce qui les amène à modifier sensiblement leurs valeurs et pratiques habituelles. L’article montre que les nouveaux instruments d’action publique mis en place dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en France produisent de l’autodiscipline dans l’établissement étudié. Cette autodiscipline s’explique par l’anxiété des dirigeants élus de voir leur établissement stigmatisé en cas d’échec à l’appel à projets ; elle est amplifiée par la séduction qu’exercent sur les acteurs les mesures quantifiées de la qualité mobilisées dans le pilotage des universités.



ABSTRACT

An important contribution of neo-institutional theories to the study of organizations lies in the demonstration that organizational structures are frequently « decoupled » from informal practices. Universities, because of their loosely-coupled character, usually show a high ability in adapting their formal structures to the pressures of their institutional environment without changing their concrete practices. In this article, the collective behavior of a French university in response to a formally non-coercive state policy instrument (les « initiatives d’excellence ») is presented and analyzed. The case study brings evidence that the actions led by the university leaders aim to comply strictly with the state demands even though complying entails disruptions into the organization practices and identity. The article investigates the mechanisms that support tight-coupling between the university and its institutional environment. Drawing a Foucaldian perspective, it shows that the university leaders internalize the constraint represented by the new policy instrument because the latter brings about anxiety and it is supported by quantitative measures of quality that exert seduction on them.



AUTEUR(S)
Stéphanie MIGNOT-GÉRARD

MOTS-CLÉS
Universités, Instruments d’Action publique, Initiatives d’excellence, Auto-discipline, Néo-institutionnalisme

KEYWORDS
Universities, Policy Instruments, « Initiatives d’excellence », Auto-discipline, New Institutionalism

BIBLIOGRAPHIE
pmp.revuesonline.com/revues/43/10.3166/pmp.29.519-539.html

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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